Promenade
Photo © Wikipedia Un aquifère artésien à Tarvisio, en Italie Michael Gäbler texte © AASCEB Histoire des quartiers nord de Nantes Livre 3 2eme édition A la recherche d'une campagne disparue… la vie rurale le Petit-Port. P196

5 Cens Une source au débit considérable

En 1943, alors que M. MÉCHINEAU cherche une source dans sa propriété pour y creuser un puits, un radiesthésiste consulté prétend avoir découvert une nappe d'eau surprenante à flanc de coteau dans la vallée du Cens. Dès lors, neuf radiesthésistes confirment cette thèse et précisent qu'un puits artésien doit jaillir si un forage d'une cinquantaine de mètres est creusé. Son débit devrait être tel qu'il permettrait d'alimenter une partie de la ville en eau potable d'où des économies de bassins décanteurs et de procédés de purification !

En cas de succès, la ville de Nantes était disposée à s'intéresser à cette affaire qui permettrait de fournir une grande quantité d'eau à moindre coût, qu'un réservoir comme celui de la Contrie - emmagasinerait au Pont-du-Cens.

Pour confirmer la présence de la source un forage test difficile, dans le rocher, est réalisé à l'initiative de M. MECHINEAU : de l'eau est trouvée à cinquante mètres. Dès lors certains investisseurs s'intéressent au projet et financent le creusement d'un puits de 4 à 5 m de diamètre. Les travaux commencent en juillet 1948 et cinq mois plus tard, le 5 décembre, le puits atteint la profondeur de 17 m. La nature du terrain augmente les difficultés de forage, mais pour toucher l'importante nappe d'eau décelée par les "sourciers", alimentée affirmaient-ils par un bassin versant de 15 à 20 000 ha, il faudra creuser jusqu'à 55 m ! Hélas les résultats ne furent pas à la hauteur des espérances : à 50 m de profondeur le débit était très faible. Le creusement fut prolongé (jusqu'à 80 m nous a-t-on dit ?) sans meilleurs résultats.

Les travaux furent interrompus et les actionnaires de la société créée pour mener à bien ce projet perdirent beaucoup d'argent. Aujourd'hui ce puits profond n'a pas été comblé mais a été recouvert d'une plaque de béton par le service des espaces verts de la ville de Nantes, lors de l'aménagement de la vallée du Cens