Patrimoine

Sauvegarde, rénovation et amélioration du patrimoine

  •   Jardin des plantes, palmarium Jardin des plantes, palmarium / © Seve
  •    Grand Blottereau, serres tropicales Grand Blottereau, serres tropicales / © Seve
  •    Procé, kiosque Procé, kiosque / © Seve
  •    Grand Blottereau, glacière Grand Blottereau, glacière / © Seve
  •    Gaudinière, paysage alpin Gaudinière, paysage alpin / © Seve
  •    Grand Blottereau, rocaille méditerranéenne Grand Blottereau, rocaille méditerranéenne / © Seve
  •    Grand Blottereau, rocaille méditerranéenne Grand Blottereau, rocaille méditerranéenne / © Seve
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Il est facile de s'enorgueillir de la richesse d'un patrimoine accumulé au fil des générations, mais ce privilège engendre des obligations de maintenance, voire d'amélioration aux lourdes incidences budgétaires. Il faut distinguer deux grandes catégories avec les bâtiments d'un côté, et le patrimoine paysager de l'autre.

Le Palmarium du Jardin des Plantes a été construit par l'Entreprise Pelletier d'Orléans en 1896. Depuis, les intempéries et la corrosion ont fait leur oelig;uvre et il a fallu envisager un démontage et une rénovation complète des parties les plus endommagées.

Les Serres Tropicales sont, à quelques années près (1903), contemporaines du Palmarium, mais leur structure de bois a, malgré de fréquentes réparations, énormément souffert, au point qu'il ne s'agit plus en ce qui les concerne de restauration, mais de reconstruction. La rénovation et l'agrandissement de l'établissement avec la création d'une chapelle supplémentaire de 250 m2 ont été effectués en 2002.

Le Kiosque mauresque (3) Cette fabrique de la fin du siècle dernier a eu une histoire mouvementée. Installé à l'origine dans le Parc du Château de Vivier, le kiosque a été déménagé une première fois dans le jardin des Salons Piou, établissement pour bals, noces et banquets bien connu des Nantais. En 1996, voué à disparaître dans le cadre d'une opération immobilière, il est à nouveau démonté et stocké, en concertation avec les ateliers municipaux. Il aura fallu beaucoup de temps, de patience et de passion pour que la restauration soit menée à bien. Au terme de ce " lifting ", et ayant retrouvé son lustre d'origine, le kiosque s'intègre parfaitement au milieu des vivaces du Parc de Procé.

La serre adossée au haut mur de pierres sèches, dans l'angle Nord Est du jardin à proximité du cimetière de la Bouteillerie fut longtemps utilisée comme lieu de production de plantes ornementales puis devenu un simple lieu d'hivernage pour les plantes frileuses cultivées en pot. En 2013 et 2014, elle a totalement été réhabilitée suivant les prescriptions de Sylvie Jullien, architecte de la ville et de l'architecte des bâtiments de France, dans une volonté de restaurer à l'identique. Seul le soubassement en brique a été ajouté afin de respecter un ensemble cohérent avec les serres voisines.

La glacière du Grand Blottereau date probablement de la fin du XVII ème siècle. Ce type de fabrique était courant à proximité des châteaux de l'époque mais bien peu ont résisté aux outrages du temps. Sa réhabilitation a été effectuée par les ateliers du Seve pour les murs et les huisseries et par l'Union compagnonique pour la couverture particulièrement complexe.

Le maintien du patrimoine paysager est à la fois plus subtile et plus complexe que le bâti, compte tenu des composantes de celui-ci et de leur évolution.
Trois exemples :
Le Parc de la Gaudinière , situé au creux d'un talweg, subissait les " crues " dues à l'imperméabilisation des surfaces urbanisées de la commune située en amont. L'érosion attaquait les berges, dévastant tout sur son passage. L'opération a consisté à résoudre le problème hydraulique en créant de multiples bassins d'écrêtage des " crues ", et en les intégrant dans un décor de rocaille alpine créé de toutes pièces à cette occasion.

Lorsque le Parc du Grand-Blottereau a été remis à la Ville, l'acte de donation précisait qu'il devait conserver une vocation d'introduction et d'acclimatation de végétaux nouveaux, afin d'en faire profiter le public. Après une réhabilitation générale du parc dans les années 70, nous avons élaboré un programme d'" exotisation " consistant à regrouper sur des sites bien déterminés des plantes à faciès exotique, rustiques. La première réalisation concerne le climat méditerranéen avec cyprès, vigne, lavande et oliviers, suivie d'un jardin Coréen, la Colline de Suncheon.

Un dernier exemple d'amélioration du patrimoine, le circuit périphérique du Parc de Procé permettant aux amateurs de se régaler de collections diverses, tout en laissant les grandes pelouses centrales libres d'accès.