Parcs et jardins

Parc de Procé, histoire d'un parc à l'anglaise

Le parc de Procé
Photo Jd Billaud
  • Un acte visionnaire

  • L'édification du manoir remonte à 1789 et le parc a été créé en 1866 Dominique Noisette est le fils d'Antoine Noisette qui a été directeur du Jardin des plantes de Nantes jusqu'en 1835 et qui lui a d ailleurs succédé en tant que jardinier en chef. Antoine Noisette (1778 - 1858), fut un paysagiste parisien réputé, frre du botaniste et agronome Louis Claude Noisette. Dominique Noisette est aussi à l'origine de plusieurs parcs de la région nantaise, Procé, Gaudinire, Château de la Gascherie à La Chapelle-sur-Erdred'après Dominique Noisette, fils d'Antoine à qui on doit les premiers travaux au Jardin des Plantes.
    Parmi les anciens propriétaires, on peut relever un certain nombre de personnages qui ont marqué l'histoire nantaise: Marion de Procé, membre du bureau de la Société Nantaise d'Horticulture, Laënnec apparenté au célèbre médecin et enfin Caillé qui vendit Procé à la Ville.
    Mais la fréquentation du site est bien antérieure puisque la légende raconte que le conquérant des Gaules, après sa victoire navale sur les Vénètes, serait venu se reposer au lieu-dit "Repos de Jules César", au bord de la Chézine...

    En 1912, le maire de Nantes, M. Paul Bellamy, présenta devant le Conseil Municipal le projet d'acquisition de la propriété:
    "Vous savez combien sont utiles à la santé publique ce que les hygiénistes appellent espaces libres, c'est-à-dire les terrains non bâtis, aussi vastes que possible, plantés d'arbres, aménagés en parcs et en jardins et qui, producteurs d'oxygène, laissant circuler sans obstacles l'air pur et la lumière, constituent en quelque sorte les poumons nécessaires à la vie de l'organisme important qu'est une grande ville industrielle...
    Il arrivera une époque où ce parc se trouvera en pleine ville et les Nantais d'alors nous serons reconnaissants de leur avoir ménagé le plaisir d'y passer d'agréables moments."


    Le Conseil Municipal approuva la promesse de vente et la propriété fut acquise pour la somme de 320 000 F.
  • Un parc à l'anglaise

  • Le plan respecte les canons du "Parc à l'anglaise": les masses boisées, les perspectives, les vallonnements gazonnés, l'intégration des éléments naturels présents sur le site tels que l'eau et les rochers, tout concourt à donner à l'ensemble une atmosphère romantique. Si le tracé et le modelé ont été peu modifiés depuis la création, l'ambiance générale du parc a passablement évolué du fait de l'urbanisation environnante.