Parcs et jardins

Parc de la Gaudinière, histoire

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  • Une histoire jalonnée d'étapes marquantes

  • En 1791, les Chaurand, riches armateurs, qui investissent sur des navires allant à Veracruz, Lima, La Havane, qui s'impliquent dans la traite négrière, font l'acquisition du domaine et créent le parc. Ils ont des relations d'affaires avec les Beauharnais et les Tascher de la Pagerie.

    En 1814, la propriété passe à la famille d'Aux puis aux Perrien qui la cèdent, sous la Restauration, aux Gouin, amis et anciens voisins de la famille Balzac à Tours.
    A cette époque elle est composée d'une maison d'habitation avec cour d'honneur, d'une chapelle, d'un jardin anglais avec orangerie, verger, étang, bois… Elle offre un cadre agréable pour un gentleman-farmer manifestant de l'intérêt pour la nouvelle mode des jardins et pour les plantes récemment introduites.

    En 1857, le domaine, d'une superficie de 8 hectares, est racheté par J.B. Brousset, banquier.
    Le parc connaît des extensions, des embellissements notables avec le concours de l'architecte paysagiste Provost.
    Il fait édifier, entre 1864 et 1873, le château actuel sur l'emplacement de la précédente demeure.
    En 1881, la propriété de la Gaudinière atteint une superficie de 17 hectares.

    Plusieurs arbres exotiques, aujourd'hui remarquables, marquent cette époque : séquoia géant (en haut du parc), groupe de séquoias toujours verts et de cyprès chauves (en bas du parc).

    En 1918, une autre famille de banquiers, les Belot, se rend acquéreur de la propriété. Elle restaure le parc durant deux ans avec le concours des Frères Lizé, horticulteurs-paysagistes nantais connu dans le grand ouest. Leur nom demeure dans l'histoire horticole grâce à l'obtention du x Fatshedera lizei, obtenu par un croisement entre Fatsia japonica ‘Moseri' et Hedera helix ‘Hibernica'
  • Une entrée en deux temps dans le domaine de la ville

  • En 1936, le domaine est démembré au profit de la Ville de Nantes pour créer un cimetière et acquérir un nouveau parc, lequel sera ouvert au public l'année suivante.

    Au cours de la décennie suivante, en 1942, la famille Belot se sépare du reste du domaine (le château avec ses dépendances, orangerie, serre et partie haute du parc). Elle le vend à la fondation des Orphelins Apprentis d'Auteuil.

    Six ans plus tard, en 1948, la C.R.A.M. (Caisse Régionale d'Assurance Maladie) rachète le château pour y créer un centre de rééducation fonctionnelle. De nombreux travaux de construction, étalés sur une dizaine d'années, sont réalisés.
    Dans cette opération immobilière, le château perd de sa noblesse. Des bâtiments sont accolés sur trois côtés, l'emprisonnant dans un univers de béton.

    Dans les années 1980, les 7 500 m2 de locaux deviennent très insuffisants puisque les besoins sont évalués à 12 000m2. La propriété étant située dans une zone boisée classée, l'extension n'est pas possible et le transfert du centre devient inéluctable.

    En 1992, le château et ses abords sont rachetés par la Ville de Nantes.
    Des travaux sont exécutés :
    - La démolition des bâtiments disgracieux pour que le château retrouve sa beauté et son environnement végétal,
    - La suppression du mur séparant les deux parties du parc,
    - La réalisation de trois allées pour intégrer cette nouvelle partie au parc public existant et faire qu'il retrouve son unité,
    - La rénovation des communs et des écuries. Ils servent aujourd'hui de locaux de service pour les agents du service des espaces verts et de l'environnement de la Ville, chargés de la gestion du parc.
  • Et dans le parc

  • La plantation du cyprès chauve, situé près de l'île, et des séquoias toujours verts, regroupés de l'autre côté de l'étang, daterait de la fin des années 1870 et début de la décennie suivante. Un autre arbre, le plus remarquable du parc, aurait été planté à la même époque, le séquoia géant.

    A la suite de l'acquisition d'une partie de la propriété en 1936, pour en faire un parc public, la Ville de Nantes procède à des aménagements pour l'ouvrir l'année suivante aux visiteurs. Des rhododendrons pontiques sont plantés.

    Dans les années 1960 le parc apparaît comme " Un joyau dans la parure sylvestre nantaise ". Il est considéré comme l'un des meilleurs lieux de bien-être en saison estivale. Sous ses frondaisons les promeneurs bénéficient de son ombre et de sa fraîcheur.
    Cygnes, paons, daims l'animent. Le parc avait un aulne à feuilles laciniées et un cerisier japonais à branches pendantes.
    Au cours des années 1989-90, la passerelle pour aller sur l'île a été supprimée. Le saule pleureur est abattu deux ans plus tard.