Parcs et jardins

Parc de la Gaudinière, création d'un paysage alpin

  • 1
  • 3
  • 5
  • 7
  • 9
  • 11
  • 13
  • 15
  • 17
  • 19
  • 21
  • 23
  • 25
  • 27
  • 29
  • 31
  • 33
  • 35
  • 37
  • 39
  • 41
  • 43
  • 45
  • 47
< > 47 images
travaux d'aménagement du ruisseau
©Seve
  • Nécessité de réaménager le ruisseau de la Patouillerie

  • L’évolution paysagère du parc de la Gaudinière passait par le réaménagement du un affluent du Censruisseau de la Patouillerie, dont le débit d’une très forte amplitude, atteignant parfois des proportions démesurées, entraînait le ravinement des berges.
    Ce ruisseau, avec une déclivité de 12 mètres sur les premiers 150 mètres, accueille en amont les eaux pluviales de Beauséjour et de Plaisance, zones fortement urbanisées avec une surface importante de sols rendus imperméables.
    Lors de fortes pluies, rapidement collectées et déversées, ce ruisseau devenait fougueux et sortait avec force de son lit.
    En période sèche, il n’était que l’ombre de lui-même, un modeste filet d’eau serpentant au fond d’un lit en piteux état.
  • Il fallait régulariser son débit

  • Il fallait régulariser son débit en réalisant une succession de seuils de pierres et de bassins de réception pour corriger son fonctionnement torrentiel lors de fortes précipitations. En complément, il était intéressant d’augmenter son débit en période de faible pluviosité en installant une pompe, d’une capacité de 50m3/heure, pour remonter l’eau à l’entrée du ruisseau.
    Cette installation offre, alors, un autre intérêt. Elle permet d’oxygéner l’eau du ruisseau et d’en améliorer sa qualité.
    Si l’eau forme un tout dans un parc, elle est également une des composantes essentielles de l’ambiance montagnarde. Le bruit de sa course, bondissante de roche en roche, lui est indissociable.
    Cette infrastructure très lourde risquait d’apparaître comme parachutée dans ce parc, malgré quelques têtes rocheuses présentes. Le réaménagement ne pouvait pas se limiter au seul ruisseau mais à toute la vallée, afin de construire un véritable paysage de montagne.
    La mise en scène de l’eau ne se suffisant pas à elle-même, il fallait planter le décor. La plantation étagée des arbres et des vivaces a permis de s'approcher au plus près de la végétation que l'on retrouve en montagne.
  • Les travaux réalisés en régie s'étalèrent sur trois ans, de 1989 à 1992

  • Une aide inattendue, oh combien dévastatrice - La tempête de février 1989, a occasionné de lourds dégâts dans le parc. Une trentaine de beaux arbres furent renversés dans la partie haute. L’espace était en partie dégagé pour opérer ce réaménagement souhaité.
    Les travaux commencent cette même année et se prolongent sur trois années. Ils sont réalisés en période hivernale, en grignotant sur l’automne et en débordant sur le printemps.
    Durant ces trois hivers les précipitations ont été inférieures à la moyenne saisonnière, une opportunité favorable au bon avancement du chantier.

    La première année a été une année d’apprentissage et de formation.
    L’équipe de jardiniers, dans son ensemble, avait besoin de consolider sa représentation de la montagne et des logiques qui l’organisent, d’imaginer le résultat final escompté. A de nombreuses reprises, il a fallu déplacer des blocs de pierre placés la veille, puisque le rendu attendu n’apparaissait pas, celui de donner l’illusion d’une veine de roche.
    La jonction avec les effleurements existants devait être réussie pour assurer une continuité visuelle, en accentuant quelque peu l’effet.
  • Coupes longitudinale et transversale du lit du ruisseau

  • Ruisseau de la Gaudinièrecoupe état initialRuisseau de la Gaudinière coupe état initial
  • Quelques chiffres permettent de mesurer l’ampleur du chantier :
  • 500m3 de boue retirée
  • 800m3 de terre apportée pour remodeler le proche environnement de la rocaille
  • 400m3 de béton pour réaliser le fond des bassins
  • 3 000 tonnes de pierre, en provenance de la carrière du Cellier
  • Au fil de l’avancement des travaux, arbres, arbustes, plantes vivaces étaient plantés.