Météorologie

Bilan de tempêtes

Tempêtes de février 1990

Samedi 3 février, le vent a soufflé dans la matinée à près de 140 km/h. Et, dès 11 heures du matin, des agents du S.E.V.E. intervenaient à la demande des Sapeurs Pompiers. Environ 35 agents (des agents techniques aux ingénieurs) furent mobilisés pour une trentaine d'interventions afin de dégager les arbres, du domaine public ou privé, dont la chute présentait un danger ou une gêne pour la circulation.
A partir de 11 heures du matin, les parcs de la ville étaient fermés au public et si le Parc de Procé a pu être réouvert le dimanche matin, le Jardin des Plantes ne le fut que le mercredi et le Parc de la Gaudinière seulement le vendredi. En effet, il fallut faire le lundi matin l'inventaire de la casse et le nettoyage de l'ensemble.
Les interventions du samedi ont porté aussi bien sur des arbres qui ont endommagé des voitures (Bd Lelasseur, Bd Boulay Paty, Rue de la Bertinière) ou des toitures (Place des Garennes, Route de Vertou), que sur des arbres couchés sur la chaussée et gênant ainsi la circulation automobile ou pouvant la rendre dangereuse.
Dans les espaces verts publics, le nombre des arbres bousculés par la tempête s'élève à 345.
A la lecture de ces chiffres, nous pouvons constater que les persistants cumulent près de 40 % des dégâts. Ce pourcentage est important, compte-tenu de leur proportion minoritaire dans les espaces verts nantais. Parmi ces persistants, les cèdres ont payé le plus lourd tribu avec 54 arbres perdus et quantité de grosses branches cassées. Viennent ensuite les peupliers, les bouleaux, les chênes
Les pertes les plus spectaculaires sont celles d'un chêne (tronc 130 cm de diamètre) au Petit Port, du grand liquidambar (tronc de 90 cm, hauteur 32 m) dans le Val du Cens, du pin parasol planté en souvenir du grand "pin des Ursules" (disparu au début du siècle), vestige du Domaine des Ursules qui précéda le Jardin des Plantes.
A ces constats, il faut ajouter les dégâts au Fleuriste (40 feuilles de verre et 90 châssis maraîchers) et à la Pépinière (2 tunnels plastiques).
Certaines essences ont plus souffert que d'autres...
  • cèdres 54
  • peupliers 43
  • chênes 42
  • bouleaux 43
  • cyprès 23
  • saules 20
  • pins 19
  • robiniers 14
  • aulnes 16
  • magnolia 12
  • cupressocyparis 12
  • frênes 10
  • hêtres 10
Ainsi qu'un ou deux exemplaires de marronnier, noyer, abies, liriodendron, thuyas, taxodiums, chamaecyparis, sophora, nissa, catalpa, charme, liquidambar, koelreuteria, eucalyptus, ailanthe, cornus, filaria, merisier.

Tempêtes de décembre 1999

En cette fin d'année 1999, il y eut d'abord cette fameuse marée noire qui endeuilla notre littoral. Puis le vent se mit à souffler à deux reprises, une première fois sur le nord de la France et le lendemain sur la moitié sud. Comme Nantes n'est ni au nord ni au sud de la France, il y eut plutôt moins de dégâts chez nous que dans d'autres régions.
Le coup de vent du 26 décembre avait été annoncé, et une "cellule de crise "fut constituée le 24 décembre pour faire le point des ressources disponibles le lendemain de Noël. Au niveau de l'encadrement, le technicien responsable espérait sans doute que la météo se tromperait une fois de plus...
Malheureusement, dimanche, à 6h30 du matin, il reçut les premiers coups de téléphone du standard de la Mairie et commença à contacter les collègues, en fonction des secteurs touchés. Ce dimanche, une vingtaine d'agents jardiniers furent donc mobilisés pour tronçonner les arbres arrachés ou cassés, auxquels il faut ajouter les 3 agents du gardiennage qui donnèrent un coup de main pour le déblaiement. Bien entendu, les parcs ont tous été fermés, et certains pendant plusieurs jours (le Jardin des Plantes et le Parc de la Beaujoire n'ont été réouverts que le mercredi à midi).

Le lundi 27 janvier,à 22 heures, rebelote... La mobilisation, ce soir-là, fut moins importante (une dizaine d'agents) et dura un peu moins longtemps, puisque, vers 3h00 du matin, les derniers intervenants purent aller se coucher.